La transe est un état modifié de conscience dans lequel on devient témoin de mouvements et de sons produits par le corps et qui n’ont pas été décidés par le mental. Cet état est naturel, il se déclenche par exemple quand une situation demande une réaction instantanée. C’est aussi une capacité qui peut être approfondie afin de développer des compétences nouvelles et se libérer de blocages ou d’émotions enfouies. La transe, c’est redonner au corps la possibilité de déployer toute son intelligence… afin de sentir tous les mouvements de la vie nous traverser.

Qu’est-ce que la transe ?


FAQ sur la transe


Peut-on autoinduire la transe ?

Tout le monde a déjà vécu des micro-transes : lorsqu’une porte claque et que cela nous fait sursauter en émettant un son ou lorsqu’on allait tomber dans l’escalier et qu’on s’est rattrapé.e on ne sait comment. C’est aussi le cas lors de moments de créations ou lorsqu’on danse. L’enjeu de la transe autoinduite est de réussir à entrer en transe sans passer par ce type de situations : juste en le décidant et sans avoir d’objectif autre que de transer. On peut donc autoinduire la transe, oui !


Comment entrer en transe ?

Entrer en transe ce n’est ni plus ni moins que laisser le corps faire ce qu’il souhaite tout en en devenant témoin. Pour commencer à entrer dans la vibration du corps, écouter des sons binoraux et de tambours peut aider mais le déclencheur n’est jamais extérieur : il est interne. Certaines personnes proposent des boucles de sons pour entrer en transe mais celles-ci ne sont pas nécessaires, surtout quand on sait que le déclic de la transe doit toujours être intérieur.


Comment autoinduire la transe ?

Autoinduire la transe est très simple : c’est plonger dans ce qui est en soi au moment présent. Il suffit de laisser le corps faire exactement ce qu’il souhaite tout en intensifiant chacun de ses mouvements ou émotions. Mais, comme toutes les choses simples, il faut parfois les expliquer longtemps ! C’est ce que je fais dans mes masterclass en ligne « entrer en transe seul.e » et « approfondir la transe », ainsi que dans des stages en petit comité.


A-t-on besoin d’une boucle de son pour entrer en transe ?

La musique et particulièrement une association entre les sons binoraux et de tambour va aider à sortir de l’état de conscience habituel pour entrer en état modifié de conscience. Mais la musique ne fera jamais tout ! Il faudra qu’elle soit associée à une volonté d’entrer en transe et une plongée dans ce qui se manifeste dans le corps. Même si une boucle de son peut aider dans certaines situations la mise en transe, elle n’est ni obligatoire, ni nécessaire.


Est-ce que tout le monde peut entrer en transe ?

La transe est une capacité appartenant, au moins, à tous les mammifères, humains inclus ! Techniquement, tous les humains peuvent entrer en transe. Il existe pourtant quelques cas où l’entrée dans cet état modifié de conscience est difficile, voire bloqué. Certaines personnes, à la suite de traumas profonds, peuvent être figées dans un mode d’hypercontrôle. Elles ont construit leur vie en étant dissociées, ne sentant que peu les émotions profondes. La transe étant l’intelligence du corps en action, si cette intelligence a conscience que lever cette armure les déstabiliserait trop, alors elle ne se manifeste pas. C’est souvent le cas des personnes en situation d’addictions maladives à des substances qui permettent de moins sentir leur souffrance. Un accompagnement bienveillant et informé sur le trauma pourra permettre à la plupart de ces personnes de rentrer en transe afin de petit à petit passer de la survit à la vie.


Y-a-t-il des dangers à pratiquer la transe ?

La transe, comme le toucher, est une capacité inhérente aux mammifères. Elle n’est pas dangereuse en elle-même ! Elle peut néanmoins parfois être mal utilisée ou ne pas être bénéfique. C’est le cas pour les personnes atteintes de troubles psychiatriques. Généralement, ces personnes se médicamentent ou sont médicamentées afin de ne pas entrer en état modifié de conscience : elles ne cherchent pas à autoinduire la transe. La transe est également déconseillée pour les personnes épileptiques. Pour les femmes enceintes, il est préférable d’attendre après l’accouchement pour plonger dans une transe profonde… mais accoucher de manière naturelle, c’est plonger dans une des transes les plus intenses qu’il est possible de vivre ! Enfin, être dans un cadre sain et secure pour pratiquer est primordial.


Dans mon expérience, il est bien plus difficile d’approfondir la transe quand on n’est pas accompagné.e que d’en revenir. Et tous les états sont temporaires. Au même titre qu’une émotion ne peut rester pour toujours dans votre corps, la transe non plus. Certaines personnes ayant des troubles psychiatriques ont beaucoup de mal à revenir à un état de conscience « normal » ; ces personnes ne cherchent généralement pas à entrer en transe. Pour le reste de la population, la transe est synonyme de libération et elle s’arrête naturellement.

Comment « revenir » d’une transe autoinduite ?


En règle générale, une transe s’arrête naturellement. La transe varie d’intensité selon des vagues. Lorsqu’elle baisse d’intensité, on en sort souvent automatiquement. Si on souhaite sortir de transe rapidement, on peut aussi ouvrir les yeux, sentir le sol, tapoter les contours de son corps, presser une surface dure puis respirer profondément et calmement. Il est aussi possible de demander à la transe de nous enseigner les gestes qui nous sont propres pour revenir à un état de veille.

Est-ce que je peux rester bloquée en transe ?


Y-a-t-il des différences entre la transe cognitive, la transe chamanique et la transe autoinduite ?

La transe… c’est la transe ! Les adjectifs qu’on lui ajoute parlent, eux, de notre culture, de notre sensibilité ou de la manière dont on l’atteint. Les transes traditionnelles renvoient aux différences culturelles de chacun des peuples racines qui les pratiquent. Au même titre, les personnes qui parlent de transe cognitive parlent à partir de leur culture : la culture scientifique. Celles-ci pensent que la transe est un phénomène uniquement lié au fonctionnement du cerveau et que la conscience est créée par la matière neuronale. Mais, dans tous les cas, la transe est le même état de liberté de mouvements et de sons du corps par rapport à un mental habituellement plus contrôlant. En revanche, le chemin pour y arriver en colorera la destination ! Le cadre, la méthode et l’accompagnement auront des conséquences sur l’expérience.


La transe hypnotique et la transe autoinduite sont elles différentes ?

La transe hypnotique et la transe autoinduite sont des états différents. La transe non-hypnotique, la transe « transe », est plus profonde, moins mentale et implique beaucoup plus le corps.


Quelles sont les différences entre la transe et la méditation ?

Dans la transe comme la méditation, les pratiquant.e.s sont identifié.e.s au témoin, situé en arrière des perceptions, et non à leurs perceptions. Et, à la fin d’une transe, on expérimente souvent un état de méditation profonde pendant quelques minutes. Mais, alors que dans la méditation on s’enfonce dans un espace de paix-bienveillance qui s’étend à tout le corps, dans la transe le corps est traversé par des mouvements et des sons. Ce sont des pratiques complémentaires qui n’amènent pas aux mêmes résultats, ni avec le même rythme. La transe permettra des libérations ou déblocages profonds rapidement, les différents types de méditation construiront (entre autres!) au jour-le-jour un lien indéfectible avec la présence-conscience.


Y-a-t-il une différence entre la transe cognitive et la transe autoinduite proposée ici ?

La transe est le même état peut importe les qualificatifs qu’on lui ajoute. Dans les stages de transe cognitive ou les stages de transe autoinduite proposés ici, les états touchés sont les mêmes. Les chemins pour y accéder diffèrent.

Les stages que je propose se passent uniquement en petit comité, dans un cadre bienveillant et informé sur le trauma. Ils sont orientés vers la libération personnelle et la connexion avec plus grand que soi.